TORONTO– Le gouvernement conservateur doit consulter les provinces et les territoires avant d’apporter des changements à la Sécurité de la vieillesse (SV), ont déclaré aujourd’hui le porte‑parole libéral responsable des affaires intergouvernementales Stéphane Dion et la porte-parole libérale responsable des aînés et des pensions Judy Sgro.
« Le gouvernement conservateur bafoue encore une fois le fédéralisme, cette fois en s’en prenant aux pensions sans en avoir parlé aux provinces et territoires, a déclaré M. Dion. Comme dans le cas de son programme de grosses prisons à l’américaine, dont la facture sera épongée par les provinces et territoires, comme dans celui de la santé où le gouvernement conservateur, sans consultation, a brisé sa promesse de maintenir le transfert aux provinces, les conservateurs veulent refiler aux provinces les conséquences de leurs obsessions idéologiques. »
Les conservateurs de Stephen Harper ont laissé entendre qu’ils feront passer l’âge ouvrant droit à la SV de 65 à 67 ans, ce qui priverait les aînés les plus vulnérables de prestations pouvant se chiffrer jusqu’à 30 000 dollars. À l’heure actuelle, la SV et le Supplément de revenu garanti (SRG) procurent aux aînés à très faible revenu un soutien financier suffisant pour qu’ils n’aient pas besoin de bénéficier des programmes provinciaux d’aide sociale. Toutefois, en repoussant à 67 ans l’âge ouvrant droit à la SV et au SRG, le gouvernement fédéral oblige les provinces et les territoires à trouver les fonds nécessaires pour aider ces aînés pendant deux années supplémentaires.
« Les conservateurs défendent leurs réformes mal conçues en matière de pensions en prétendant que la viabilité à long terme de ces programmes est menacée, alors que tous les faits prouvent le contraire, a ajouté Mme Sgro. Des rapports du gouvernement lui-même ont conclu que le régime de pensions public du Canada est sain et viable, et les experts s’accordent pour dire qu’il est inutile de relever l’âge de la retraite. »
Les libéraux croient que le gouvernement fédéral a la responsabilité de contribuer à assurer la sécurité financière de nos aînés, et de collaborer avec les provinces et les territoires.
« Le fédéralisme c’est la coopération, le fédéralisme, c’est la compassion et la solidarité, a conclu M. Dion. Les conservateurs ne comprennent rien au fédéralisme ».


